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Karaté, judo, aïkido : le taekwondo et ses cousins à Meylan

Histoire

Quatre arts martiaux côte à côte : un karatéka en garde, deux judokas en projection, une aïkidoka qui projette son partenaire et deux pratiquants de viet vo dao en coup de pied

Illustration : karaté, judo, aïkido et viet vo dao. Image générée, elle ne représente aucun des clubs cités dans cet article.

On nous pose souvent la question au forum des associations : « Le taekwondo, c’est comme le karaté ? » Oui et non. Les arts martiaux d’Asie forment une grande famille, avec ses ancêtres communs, ses emprunts et ses spécialités. Ce tour d’horizon présente les disciplines que l’on peut pratiquer près de chez nous, à Meylan et à Grenoble, et ce qui les relie au taekwondo.

Si vous hésitez entre plusieurs arts martiaux pour vous ou pour votre enfant, l’idéal reste d’essayer : beaucoup de clubs proposent une séance de découverte.

Un même mot pour beaucoup d’entre eux : « do », la voie

Taekwondo, judo, aïkido, kendo, karaté-do : le suffixe revient partout. En coréen comme en japonais, do (도 / 道) signifie « la voie ». Il dit la même chose dans chaque discipline : on n’apprend pas seulement à frapper, projeter ou esquiver, on suit un chemin de progression, avec ses règles de respect, de maîtrise de soi et de persévérance.

Autres points communs que vous retrouverez dans presque tous ces clubs :

  • le salut, en début et en fin de cours, envers l’enseignant et le partenaire ;
  • la tenue blanche : dobok en taekwondo, judogi en judo, keikogi en karaté et en aïkido ;
  • les ceintures et les dan : les grades de dan sont nés au judo, à la fin du XIXe siècle, avant d’être adoptés par le karaté puis par le taekwondo, où les grades de couleur s’appellent les keup ;
  • le cri, kihap en taekwondo, kiai en japonais, qui accompagne la technique.

Le taekwondo, l’art martial coréen des jambes

Origine : Corée. Le nom, proposé en 1955, se traduit par « la voie des pieds et des poings ». Ses premières écoles, les kwan, enseignaient alors des arts de frappe proches du karaté, que les maîtres coréens ont transformés en une discipline propre, tournée vers les techniques de jambes : coups de pied hauts, sautés, retournés.

Le taekwondo est olympique depuis les Jeux de Sydney en 2000. Il se pratique en combat (avec plastron et casque électroniques en compétition) et en technique, avec les poomsae, des enchaînements codifiés.

À Meylan, c’est notre discipline : le Taekwondo Meylan, club affilié à la Fédération française de taekwondo (FFTDA), enseigne depuis 1995 au gymnase du Lycée du Grésivaudan. Son histoire locale est racontée dans notre article sur le taekwondo à Grenoble, Crolles et Meylan, et la discipline en détail sur la page Le taekwondo.

Le karaté, le cousin le plus proche

Origine : Okinawa, puis Japon. Le karaté (« la main vide ») vient de l’île d’Okinawa, où se mêlaient techniques locales et influences chinoises. Il gagne le Japon au début du XXe siècle sous l’impulsion de Gichin Funakoshi, fondateur du style Shotokan.

Le parallèle avec le taekwondo est direct : c’est une partie de ses racines. Les deux disciplines frappent avec les poings et les pieds, enseignent des enchaînements codifiés (kata au karaté, poomsae au taekwondo) et pratiquent le combat. La différence tient surtout à la place des jambes : le karaté utilise davantage les poings et les déplacements courts, le taekwondo privilégie les coups de pied, plus hauts et plus amples.

Où le pratiquer à Meylan : le Karaté Shotokan Meylan, affilié à la Fédération française de karaté, s’entraîne au dojo des Ayguinards. Le club propose aussi, le samedi matin, du Balintawak, un art martial philippin au bâton court.

Le judo, l’art de la souplesse

Origine : Japon, 1882. Jigoro Kano fonde le judo (« la voie de la souplesse ») à partir des techniques du jujitsu des samouraïs, en retirant les plus dangereuses pour en faire une méthode d’éducation. Il est olympique depuis 1964 et compte en France parmi les sports les plus pratiqués.

Le parallèle avec le taekwondo est presque un contraste : le judo ne frappe pas. Il projette, immobilise, contrôle au sol. Là où le taekwondo travaille la distance et la vitesse des jambes, le judo travaille la saisie, l’équilibre et le corps-à-corps. Les deux partagent pourtant beaucoup : la discipline du tatami, le salut, la progression par ceintures, et le statut de sport olympique.

Le jujitsu, son ancêtre, se pratique encore aujourd’hui : c’est une self-défense complète, qui mêle frappes, clés et projections.

Où les pratiquer à Meylan : le Judokan Meylan propose judo, jujitsu et renforcement musculaire, aux dojos des Buclos et des Aiguinards.

L’aïkido, et son cousin coréen le hapkido

Origine : Japon, années 1920-1930. L’aïkido (« la voie de l’harmonie des énergies ») est créé par Morihei Ueshiba. Il ne cherche pas à frapper l’adversaire mais à utiliser sa force pour le déséquilibrer, le projeter ou l’immobiliser par une clé. Particularité : il n’y a pas de compétition, seulement du travail à deux et des démonstrations.

Le parallèle avec le taekwondo passe par un détour coréen : le hapkido. Son nom s’écrit avec exactement les mêmes caractères chinois que l’aïkido, prononcés à la coréenne, et son fondateur s’est formé au Japon à un art proche de celui d’Ueshiba. Le hapkido a ensuite ajouté les coups de pied coréens à ces clés et projections : c’est, en somme, un pont entre l’aïkido et le taekwondo.

Où le pratiquer à Grenoble : l’Aïkikaï de Grenoble, fondé en 1980 et affilié à la Fédération française d’aïkido et de budo (FFAB), enseigne l’aïkido, ainsi que le iaïdo (l’art de dégainer le sabre) et le jōdo (la voie du bâton) pour les adultes.

Le kendo, la voie du sabre

Origine : Japon. Le kendo (« la voie du sabre ») est l’escrime des samouraïs devenue sport : on s’affronte avec un sabre en bambou, le shinai, protégé par une armure, le bogu.

Le parallèle avec le taekwondo est plus inattendu qu’il n’y paraît. Dans les deux disciplines, tout se joue sur la distance et le moment : entrer au bon instant, toucher, ressortir avant la riposte. Et en kendo, la frappe n’est valable que portée avec le cri, la posture et l’esprit justes — une exigence que l’on retrouve dans le kihap qui ponctue la technique au taekwondo.

Où le pratiquer à Grenoble : le club Kendo Chartreuse pratique le kendo à Grenoble.

Le viet vo dao, l’art martial vietnamien

Origine : Vietnam. Việt Võ Đạo signifie « la voie martiale du Vietnam ». Le terme regroupe en France plusieurs écoles d’arts martiaux vietnamiens, qui mêlent frappes, clés, projections et maniement d’armes traditionnelles. Le Vovinam, l’école la plus connue, est réputé pour ses ciseaux de jambes spectaculaires.

Le parallèle avec le taekwondo : un art martial complet né dans un pays voisin de la Chine, qui a forgé son identité au XXe siècle en s’affirmant comme art national, exactement comme le taekwondo en Corée. Et, comme lui, il fait une large place aux techniques de jambes.

Où le pratiquer à Grenoble : le club Triskel Dong Haï, de l’école Thanh Long Dong Haï, s’entraîne aux gymnases Adolphe Pégoud et Hoche.

En résumé : quel art martial choisir ?

  • Vous aimez les coups de pied, la vitesse, le sport olympique ? Le taekwondo.
  • Vous cherchez un art de frappe plus axé sur les poings et le kata ? Le karaté.
  • Vous préférez le corps-à-corps, les chutes et les projections ? Le judo ou le jujitsu.
  • Vous voulez un art sans compétition, tourné vers l’harmonie et le contrôle ? L’aïkido.
  • Le maniement du sabre vous attire ? Le kendo ou le iaïdo.
  • Vous voulez un art complet, mains nues et armes ? Le viet vo dao.

Aucun n’est « meilleur » qu’un autre : ce sont des chemins différents vers les mêmes qualités, la confiance en soi, la condition physique, le respect du partenaire. Et beaucoup de pratiquants passent de l’un à l’autre au fil des années.

Essayer le taekwondo à Meylan

Si le taekwondo vous tente, le Taekwondo Meylan accueille les enfants dès 7 ans, les adolescents et les adultes, débutants comme confirmés, au gymnase du LGM, avenue du Taillefer, à quelques minutes de Grenoble. Les horaires sont détaillés sur la page des cours, et l’inscription se fait sur la page dédiée. Il est possible de nous rejoindre en cours de saison : écrivez-nous avant de venir, en précisant l’âge du pratiquant, et nous conviendrons ensemble d’une séance de découverte.

L’équipe du Taekwondo Meylan

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